Indéfectible dans son soutien à Bachar Al-Assad, la Russie se retrouve isolée sur la scène internationale. Alors que les Occidentaux envisagent, selon le chef de la diplomatie britannique, William Hague, de répondre à l'emploi d'armes chimiques en Syrie "sans unité complète au Conseil de sécurité de l'ONU", où la Russie bloque toute initiative susceptible de faire du tort à l'allié syrien, Moscou fait le dos rond.
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Sergueï Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères, a déploré, lundi 26 août,"une faute majeure", "une grossière violation du droit international", mais il semble que le Kremlin a pris son parti d'une éventuelle intervention militaire en Syrie."Nous n'avons pas l'intention d'entrer en guerre avec qui que ce soit", a assuré le ministre.
Depuis l'attaque chimique qui a fait plusieurs centaines de morts dans la Ghouta orientale le 21 août, Moscou n'a de cesse de minimiser la capacité de nuisance d'un régime aux abois. Dans un entretien téléphonique avec le premier ministre britannique, David Cameron, lundi 26 août, le président russe, Vladimir Poutine, a assuré qu'il n'y avait aucune preuve "ni de l'utilisation de l'arme chimique, ni de qui en serait responsable".
"DE NOMBREUSES QUESTIONS DEMEURENT"
Sergueï Lavrov est dans le même déni. Lors d'une conférence de presse convoquée en urgence à Moscou lund...
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